L'entrepreneuriat de nécessité consiste en, “une création d’entreprise contraint, sans projet préalable, pour répondre à une nécessité purement économique, d’obtenir un revenu, faute d’alternative professionnelle” (C.Tessier-Dargent, 2014). A contrario, l'entrepreneur.e d'opportunité désire créer une entreprise. Facilité par des mesures étatiques de lutte contre le chômage à partir des années 70, l'entrepreneuriat de nécessité devient une opportunité économique pour certaines populations telles que les femmes, les seniors, les chômeur.e.s de longues durées, etc.
Cette dichotomie entre entrepreneuriat de nécessité et entrepreneuriat d’opportunité semble amener à un certain déterminisme tant social qu’économique et pourtant la nécessité peut avoir un effet “push” en cas d’accompagnement et de développement de l’activité entrepreneuriale.
Ce n'est pas l'entrepreneur.e qui est “par nécessité'', mais son projet dans un temps et contexte précis. Par conséquent un entrepreneuriat collectif, par un accompagnement renforcé avec des pairs aidant et une équipe d’expert.e. permet de sécuriser l’activité. En effet, la porte d’entrée peut être la survie, néanmoins, il est possible avec certaines clés, de transmettre le goût d’entreprendre, de développer un business, des compétences, des valeurs et motivations. Afin de dépasser des formes d’individualisation de l’emploi par des logiques de délégation de services publics ou l'uberisation du marché de l’emploi.
Tessier-Dargent, C. (2014). Les paradoxes de l'entrepreneuriat de nécessité : Strapontin ou tremplin ?. Entreprendre & Innover, 20, 24-38. https://doi.org/10.3917/entin.020.0024
https://www.cairn.info/revue-entreprendre-et-innover-2014-1-page-24.htm
Fayolle, A. (2010). Nécessité et opportunité : les « attracteurs étranges » de l'entrepreneuriat. Pour, 204, 33-38. https://doi.org/10.3917/pour.204.0032
https://www.cairn.info/revue-pour-2010-1-page-33.htm