L’impact social des coopératives d’activité et d’emploi
Les coopératives d’activité et d’emploi portent depuis leur création un plaidoyer fort en faveur d’un entrepreneuriat collectif, coopératif et sécurisant.
Coopérer pour entreprendre (CPE), SCIC de l’entrepreneuriat collectif regroupant 76 membres parmi lesquels des CAE, tiers lieux, et acteurs de territoire, et Ellyx, agence d’innovation sociale, ont mené entre avril 2019 et décembre 2020 une étude d’impact social de 7 coopératives d’activité et d’emploi (et 569 entrepreneurs) du réseau CPE.
Si Cités Coop n’a pas pu participer à cette étude (on était pas encore nés !), elle nous révèle que le format d’entrepreneuriat collectif fourmille d’impacts positifs pour les porteurs de projets qui tentent l’aventure coopérative !
Par exemple, on y apprend que pour 37,5% des porteurs de projets, sans cette solution, ne se serait jamais lancés. Notamment, le maintien des droits antérieurs (minimas sociaux, indemnisation chômage, CMU, …) en CAPE a été décisif pour 75% de porteurs de projet.
85% estiment que l’accompagnement proposé par leur CAE a eu un rôle fondamental ou facilitateur dans le processus du lancement de leur activité.
Au-delà du maintien des droits, c’est aussi l’accès à de nouveaux droits qui encourage les entrepreneurs à rester en CAE après la période de test de leur activité. Le statut d’entrepreneur salarié permet :
l’accès à une protection individuelle (mutuelle et/ou prévoyance) pour 70% d’entre eux
l’accès à un logement pour 25% d’entre eux (location ou accession à la propriété)
pour ceux qui ont dû contracter un prêt personnel, le statut d’entrepreneur salarié a été facilitant dans la moitié des cas
65% des entrepreneurs en CAE ont bénéficié d’une formation
Quant aux ressources (le nerf de la guerre !), entreprendre en CAE permet en moyenne de générer près de 5 fois plus de revenus que ceux perçus à l’entrée, composés à 75% de l’activité exercée dans la coopérative. 80% des entrepreneurs en CAE dégagent un revenu équivalent à 90% d’un SMIC à temps plein, contre 470€ mensuels moyens en microentrepreneuriat.
En termes de qualité de vie au travail et par le travail, 65% des entrepreneurs accompagnés estiment que la CAE a un impact positif sur l’équilibre entre leur vie professionnelle et vie personnelle. L’hébergement administratif et comptable de leur activité permet à une très large majorité de passer 90% de leur temps de travail dans leur cœur de métier, et de n’avoir à consacrer que 10% de ce temps à la gestion administrative.
Pour finir, à un niveau plus global, outre la création d’emploi, les CAE offrent un ratio coût/bénéfice positif. C’est à dire que pour 1€ versés par le pouvoirs publics dans le financement des coopératives d’activités, celles-ci génèrent 7,33€ en économies d’aides et en ressources sociales et fiscales.
Retrouvez le détail de l’étude ici !