Reconversion, doutes, lancement

Il m’a fallu cinq ans pour me décider à tout recommencer … 

Ce n’est pas anodin de se dire qu’il est temps de changer de cap. Le plus dur a été de réaliser que la voie que j’avais choisie n’était pas celle qui me correspondait ou qu’elle ne l'était plus. Pourtant ma vie était tracée dès mon jeune âge, avoir un tel diplôme au bac, rentrer dans une école d’assistante sociale, et commencer ma carrière professionnelle à 21 ans. 

Mon métier d’assistante de service social, je l’aime vraiment. Mais plus les années passent et plus j’avais l’impression d’être passive de ma vie. J’avais créé une routine, celle du confort financier, de pouvoir partir en voyage sans contrainte, etc. Mais au bout d’un moment, je ne me suis plus sentie  en adéquation avec cette routine. On m’a souvent posé la question fatale : “que ferais tu si tu n’étais pas assistante sociale ?” la réponse est évidente pour ma part, si je devais tout quitter, je me lancerai dans la pâtisserie ou dans une maison avec un énorme terrain pour être autosuffisante et avoir pleins de golden retriever. 🐶❤️

Le déclic qui m’a permis de me dire que j’allais passer le cap de la pâtisserie a été d'intégrer Cités coop et de voir mes collègues se démener pour les projets des entrepreneurs, ainsi que les formations mises en place, sans parler de l’énergie des entrepreneur.e.s. Je me suis dit “et pourquoi pas moi ? ”, je ne voulais pas être toute seule malgré mon envie d’être indépendante dans la réalisation de mon projet. C’est bizarre n’est ce pas ? Créer une activité seule, ce n’est pas anodin. Je ne suis pas sûr que je l’aurais vraiment fait si j’avais été seule. En plus,  faire partie d’une coopérative, c’est rassurant : Je ne suis plus seule, il y a l’équipe d’appui, et les entrepreneur.es. Actuellement, je suis dans le pré projet de mon activité et d’ici quelques semaines, je ferai partie des entrepreneur.e.s de Cités Coop. 

Je ne vous mentirai pas en disant qu’il n’y a aucun doute, aucune peur et que je ne suis pas en manque de sommeil pendant cette phase de construction. Je dois gérer mon activité salariale, la création de mon activité, et les différents tests sur les desserts que je veux pouvoir mettre en place. Je ne sais pas si mon projet marchera ou non mais au moins je me sens vivante !  

Au pire, je réaliserai ma deuxième option😅. 

Le plus important, c’est d’essayer et le mieux c’est de se sentir en sécurité. Alors pourquoi ne pas faire comme moi et rejoindre les autres entrepreneur.e.s de chez Cités Coop?

Rathesha Indrarasa.

Rathesha INDRARASA